La rumeur du Vélodrome

Stade VélodromeQuand on a une dizaine d’années et qu’on est un garçon à Marseille, difficile d’échapper à la passion du football. Tôt ou tard, on se sent appelé par la rumeur du Vélodrome un soir de match. C’est comme une vocation : entre deux parties de ballon dans la cour de récré, on entonne des chants de supporters en rêvant de se retrouver un jour debout sur les gradins d’un virage en faisant tourner son écharpe au-dessus de sa tête. Certains de mes camarades qui poussaient le vice osaient même s’habiller en bleu et blanc de la tête aux pieds quasiment tous les jours. Malheureusement, ma mère me répétait sans cesse : « Un petit gars n’a pas sa place dans une foule de supporters déchainés ».

Avec mon cousin germain, on se languissait d’avoir seize ans pour avoir notre carte d’abonné. On avait beau lire L’Équipe les lendemains de match, ça ne remplaçait pas l’ambiance du stade… Tous les deux, on s’ennuyait comme des rats morts. Aussi, un jour qu’on avait le regard perdu à regarder le calendrier du championnat, il me proposa de faire le mur et d’aller au stade par nos propres moyens. Moi, j’étais partant, pardi, mais comment faire ?

Mon cousin m’expliqua son plan et m’assura qu’on ne se ferait pas pincer. Il avait deux amis lycéens qui se proposaient de nous passer leur carte d’abonné à travers le grillage. Nous pourrions alors les utiliser sans problème pour pénétrer dans l’enceinte du Vélodrome et les rejoindre en virage sud. Le jour J, un homme aux airs de gorille mal luné nous guettait depuis un bon moment. Il comprit notre combine et nous ordonna de rejoindre notre domicile en nous menaçant de signaler à la police la présence de mineurs non accompagnés. Ce soir-là, l’OM remporta le match et nous entendîmes comme toujours les cris de joie de l’extérieur, ce qui adoucit un peu le feu de nos postérieurs endoloris par la rouste bien méritée que nous infligèrent nos parents.

 

Ne trichez pas, les solutions sont ci-dessous…
Hop hop hop, pas avant d’avoir cherché, eh !
Attention…
Vous êtes prêts ?
Les voici…

 

Quand on a une dizaine d’années et qu’on est un garçon à Marseille, difficile d’échapper à la passion du football. Tôt ou tard, on se sent appelé par la rumeur du Vélodrome un soir de match. C’est comme une vocation : entre deux parties de ballon dans la cour de récré, on entonne des chants de supporters en rêvant de se retrouver un jour debout sur les gradins d’un virage en faisant tourner son écharpe au-dessus de sa tête. Certains de mes camarades qui poussaient le vice, osaient même s’habiller en bleu et blanc de la tête aux pieds quasiment tous les jours.

Malheureusement, ma mère me répétait sans cesse « Un petit gars n’a pas sa place dans une foule de supporters déchainés ».

Avec mon cousin germain, on se languissait d’avoir seize ans pour avoir notre carte d’abonné. On avait beau lire L’Équipe les lendemains de match, ça ne remplaçait pas l’ambiance du stade… Tous les deux, on s’ennuyait comme des rats morts. Aussi, un jour qu’on avait le regard perdu à regarder le calendrier du championnat, il me proposa de faire le mur et d’aller au stade par nos propres moyens. Moi, j’étais partant, pardi, mais comment faire ? Mon cousin m’expliqua son plan et m’assura qu’on ne se ferait pas pincer. Il avait deux amis lycéens qui se proposaient de nous passer leur carte d’abonné à travers le grillage. Nous pourrions alors les utiliser sans problème pour pénétrer dans l’enceinte du Vélodrome et les rejoindre en virage sud. Le jour J, un homme aux airs de gorille mal luné nous guettait depuis un bon moment. Il comprit notre combine et nous ordonna de rejoindre notre domicile en nous menaçant de signaler à la police la présence de mineurs non accompagnés. Ce soir-là, l’OM remporta le match et nous entendîmes comme toujours les cris de joie de l’extérieur, ce qui adoucit un peu le feu de nos postérieurs endoloris par la rouste bien méritée que nous infligèrent nos parents.

Cantona – Pelé – Deschamps – Sauzée – Tigana – Germain – Boli – Amoros – Huart – Dimeco – Papin – Mozer – Waddle