Das schwarze Netz des Mucem

 

Marseille ist für mich eine spürbare Verbindung von Europa & Afrika und deren mannigfaltigen Kulturen was unter anderem sichtbar wird durch das Museum Mucem.

Bei meinem Besuch in 2014 sahen meine Künstlerinnenaugen geschockt diesen superhässlichen Würfel im extremen Kontrast zum superschönen alten Hafen. Sehr schnell musste ich meinen ersten Eindruck korrigieren beim Eintreten in das Gebäude.

Der Innenkubus ist gläsern und mit einer Fischernetzstruktur überzogen, was die Architektur leicht und offen macht.

Im Zwischenraum von Kubus und Struktur kann man wandern, nach draussen schauen, sowie ins Museum hineinschauen, was den Innen.- sowie den Aussenraum aufbricht.

Ein zauberhaftes Farbenspiel der Blautöne von Meer und Himmel  bieten sich an. Beigetöne erinnern an die Wüste und die anthrazitfarbene Aussenkonstruktion reflektiert sich im Schatten einige Farbtöne heller.

Ich hatte das Gefühl als bewegte ich mich unter der Haut des Mucem und auf meiner Netzhaut malte sich die Umgebung immer wieder aufs Neue.

Oben auf der Dachterasse angekommen, offenbarte sich mir die Fischernetzstruktur mit einem arabesquen Karakter , der Tausenundeinenacht-Schatten auf den Boden zeichnete. Ich war sehr gerührt und sprachlos.

Von der Terrasse aus führt eine dünne schnurgerade Brücke zum alten Hafen und schafft so eine begehbare Erfahrung von der Gegenwart in die Vergangenheit.

Dieses Erlebnis war für mich eine Erweiterung meines Horizontes, wie sich gegensätzlichen Kulturen aneinander anlehnen und dadurch ihre unterschiedlichen Schönheiten unterstützen und hervorheben können.
Marseille! Herzlichen Dank für diese Erfahrung.

Christine Tauber, Multimedia-Künstlerin, drückt sich in verschiedenen Medien aus, wie Installationen, Video, Performance, Photographie, Texte etc. Sie ist in der Schweiz geboren und aufgewachsen mit österreichischen Eltern und wohnt
und arbeitet in Amsterdam, Holland.

 

Mucem - Amie Tzeelia

 

Le filet noir du Mucem

Marseille représente pour moi une connexion presque palpable entre l’Europe et l’Afrique – une expression de la diversité de leurs cultures propres qui, parmi toutes les autres, sont particulièrement visibles au Mucem.

Lors de ma visite en 2014, mes yeux d’artiste ont ressenti un choc à la vue du cube très laid du Mucem, par contraste avec la beauté du Vieux-Port. Ma première impression a vite été corrigée lorsque je suis entrée dans le bâtiment.

A l’intérieur, le cube est vitré, recouvert d’une structure en forme de filet, une architecture qui l’allège et qui l’ouvre sur l’extérieur.

Entre le cube vitré et le filet, il est possible de se déplacer, de regarder au-dehors, en même temps qu’à l’intérieur, ce qui efface la frontière entre l’intérieur et l’extérieur.

La palette magique des différents tons de bleus de la mer et du ciel y apparaît. Le beige alentour me rappelle les couleurs du désert, le noir anthracite de la construction extérieure se reflète dans l’ombre dans des tons plus clairs.

J’ai eu le sentiment de bouger sous la peau du Mucem ; ma rétine reproduisait un environnement toujours renouvelé.

En arrivant sur le toit, par les escaliers, la structure en forme de filet se révèle sous forme d’arabesques et dessine mille et une ombres sur le sol. Cela m’a touchée, je suis restée sans voix.

De la terrasse du fort Saint-Jean, un pont droit et fin mène au Vieux-Port, tout en créant une experience pédestre et accessible du présent vers le passé.

Ce moment a élargi mon horizon en me montrant des cultures opposées s’appuyant l’une sur l’autre, se soutenant l’une l’autre, qui appellent une attention particulière pour leur beauté.

Marseille ! Merci pour cette expérience.

>>> 12 juin 2017, 19h27

Christine Tauber, artiste multimédia, est née et a grandi en Suisse de parents autrichiens. Elle utilise différents médias pour s’exprimer, comme la vidéo, la photo, le dessin, l’écriture… Elle vit et travaille à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Traduction (depuis la version anglaise du texte) : Tzëelia CdR