Ma rime assassine

Psychiatre de ma rime assassine,
Je me défends de l’esprit noir qui chaque jour m’envenime.
Face à la mer, la tête en friche, je scrute mes états d’âme.
Regard au sud, à terre, l’azur me montre son étendard.

Psychiatre de ma rime assassine,
Un mistral en rafale me fouette de grains de sable.
L’ambiance est à la fête au ciel ; je me sens si minable.
Devant ces éléments, la scène me dépasse autant que mes mots
Qui se déversent, sans triompher des flots.

Psychiatre de ma rime assassine,
Tombé des nues au macadam, marqué au fer bleu,
Je déambule en funambule entre la terre et l’eau.
Affublé de ces airs, je ne volerai pas haut, à moins,
De m’en tenir aux mots.

Clémence